La prise de son lors des mariages

Petites explications sur comment j’enregistre les discours lors des mariages.

Je l’ai déjà dit dans un précédent article, le son est plus important que l’image. Aussi, le plus compliqué en tant que vidéaste de mariage, c’est d’être assez réactif pour tout enregistrer. Rien ne se passe comme prévu, il faut constamment s’adapter et improviser. On a donc une obligation de qualité et de quantité : il faut tout faire, et bien le faire. Les différentes situations dans lesquelles le son est crucial :

  • Cérémonie laïque
  • Discours pendant le repas

J’exclus de cette liste la mairie et l’église : ces lieux ne sont pas souvent équipés de micros, et le timing est trop serré pour y installer de quoi capter le son. Aussi, je ne cherche pas l’exhaustivité à tout prix lors de ces moments : personne n’a envie de revivre la totalité de l’énumération des articles de la loi ou bien la messe de A à Z. Je me contente de filmer les moments les plus importants avec un micro canon.

La base : les enregistreurs

Avant même de penser à la caméra et aux images, je sécurise le son : je me balade constamment avec deux enregistreurs Zoom H1 sur moi.

En général, un des deux enregistreurs est directement branché à la table de mixage qui gère le son des micros et d’éventuels autres appareils (instruments de musique notamment). Je positionne l’autre enregistreur sur un trépied et j’utilise ses micros intégrés pour capter le son ambiant. Ce second enregistreur est là par sécurité, au cas où l’enregistrement de la table de mixage rencontre des problèmes. Et on verra plus loin que ça arrive souvent.

Il m’est aussi arrivé de brancher les deux enregistreurs sur des sources différentes : cet été, un officiant de cérémonie est arrivé avec sa propre enceinte portative équipée d’un micro. Mais il y avait à côté de lui un groupe de musique qui jouait les transitions et qui a même prêté ses micros à certains intervenants. Chose pas du tout prévue, que les mariés n’auraient jamais pu imaginer (et qu’ils n’ont au final jamais remarquée). Heureusement que j’avais deux enregistreurs, sinon j’étais très mal.

Voilà, notre son est enregistré correctement, on est content ! Imaginons que ma caméra prenne feu, que mes cartes SD s’autodétruisent : j’aurai au moins le son des discours. Dans le pire des cas, ça sera déjà ça pour les mariés, même si le montant de la facture va en prendre un coup. Voilà ce que je me dis pour avoir un peu moins la pression sur le moment.

La prise d’images

C’est bien beau d’avoir le son, mais il vaut mieux voir les personnes qui parlent quand même.

Pour les cérémonies, c’est « simple » : 2 caméras fixes + une caméra « volante » qui me permet de filmer tout et n’importe quoi. En général ça se passe bien : il y a toujours une caméra qui n’a pas quelqu’un devant elle (un photographe officiel, un photographe pas officiel, un enfant qui fait des grimaces à l’objectif…). Je rajoute de temps en temps une Gopro dans un coin au cas où, et ça m’a bien servi sur un mariage cet été : sur les 30 minutes de la cérémonie, il y a en tout une trentaine de secondes du montage final qui utilisent la Gopro, car toutes les autres caméras étaient obstruées par des paparazzis de la famille.

Pour les discours lors du repas, c’est un peu plus bordélique : il est impossible de savoir où les personnes vont parler. Enfin, en théorie je le sais à l’avance, mais en pratique, rien ne se passe jamais comme prévu. Je pose donc une caméra avec un très grand angle dans un coin, pour avoir une grande vue d’ensemble et être certain de voir l’intervenant au moins dans une partie de l’image. Et pour le reste, je suis tout le discours avec ma caméra à l’épaule.

Il reste que dans certains cas, pendant quelques secondes, je n’ai juste aucune image de la personne en train de faire son discours. Dans ces cas, je triche : je cale des plans de coupe sur les gens qui écoutent ou même des plans d’autres moments de la journée mais auxquels les paroles des discours font écho.

Le drone : la rustine de luxe

Enfin, quand j’ai le son pour une scène mais qu’il me manque les images sur quelques secondes, je n’hésite pas à envoyer des plans de drone. Ça fait joli, et pour peu que les plans concordent bien au niveau de l’éclairage, on n’y voit que du feu !

Les imprévus

Pour le plaisir, voici les différentes mésaventures qui me sont arrivées :

  • Je branche mon enregistreur à la table de mixage. Je fais des tests avant la cérémonie, tout va bien. La cérémonie commence, et là, le DJ modifie tous ses réglages sans vérifier que mon enregistreur ne sature pas. Piste inutilisable.
  • L’enceinte portative censée retransmettre les voix des discours déconne. Elle grésille, s’arrête de temps en temps, fait des bruits bizarres.
  • Le témoin chargé d’organiser les discours à un dîner m’a donné l’emplacement sur lequel allaient se tenir les intervenants. J’ai donc calé ma caméra sur trépied braquée sur cette position. Mais en fait, les personnes ne sont pas allées à cet endroit et se sont baladées autour de la table des mariés au final. Ma caméra sur trépied a filmé 20 minutes de décor vide avant que je puisse lâcher ma caméra volante entre deux discours pour la repositionner.

Au final j’ai toujours réussi à m’en sortir, mais au prix de beaucoup de stress. C’est le genre de situation qui peut justifier l’ajout d’un assistant ou d’un second shooter au mariage.

Tournage

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